Eddie Dhaini – Guitare, compositions

 

Très tôt, Eddie découvre que la musique peut être un moyen d’expression puissant et une manière profonde de vivre ses émotions. C’est par l’accordéon qu’il entame son cursus musical, musette puis classique, aux côtés notamment de Bruno Maurice (André Minvielle, trio Myazaki, Jacques Di Donato). A 14 ans, son attirance vers le blues et le rock le pousse vers la guitare électrique. Il découvre rapidement la musique de Django Reinhardt et le jazz manouche qu’il explorera notamment en jouant dans la rue. C’est à 17 ans qu’il découvre le jazz bebop & moderne et décide de s’inscrire au conservatoire de Bordeaux. Il y étudiera auprès de Rija Randrianavosoa (Danyel Waro, Lalatiana, Malagasy Guitar Masters) jusqu’à la conclusion de ses études musicales en 2017. Ses influences ont donc été nombreuses et le mènent aujourd’hui vers un jeu métissé, ouvert à la rencontre des différentes cultures musicales. Il explore notamment les sonorités du moyen orient, de manière à être au plus juste de son intériorité et à renouer avec ses racines libanaises.

Eddie se consacre actuellement à trois projets : L’ensemble Elvoko, au service de l’imaginaire, qui tend à retranscrire les sons du monde par une approche de l’improvisation en lien avec la sensibilité impressionniste (avec Alexandre Aguilera, flûte). Jaza2 (avec Johann Sekinger, saxophone) qui interprète librement des compositions personnelles et des standards avec profondeur et sensibilité. Et enfin le Eddie Dhaini solo, travail plastique du son acoustique et électrique, qui ouvre généreusement un espace d’immersion dans un cortège d’émotions et de paysages.

Eddie est en perpétuel cheminement, dans une démarche de recherche et de décloisonnement. Ces expérimentations l’amènent à composer et interpréter des créations sonores, dans le cadre de lectures en musique avec Samuel Jaudon, voix, et Alex Le Gal, violon (notamment au Village d’Art Préludien Chez Chomo, 77) ; à créer pour le long métrage Closure réalisé par Hicham Kadiri (69) ; à participer à l’album chiff chaff de Loïc Guenneguez (musique Irlandaise, 33) ou encore à des performances type Live music & painting avec Cadijo, Stéphane Cattaneo et Yves Cairoli (US).

Il est engagé aux côtés de Cadijo, harmoniciste blues, qu’il a accompagné en tournée en Arizona dans le cadre du « voilà tour 2018 » ; le Flora Estel Swingtet, groupe de swing avec qui Eddie a enregistré plusieurs albums depuis 2014 ; Elodie Alice, Pascal Lamige et nombre d’autres artistes de la scène bordelaise. Il s’est également produit sur de nombreux festivals : Festival jazz de saint Emilion (33) ; festival de Sanguinet (40); festival jazz pourpre (24), festival de Montignac (24), Jazz à Puymirol (47), Jazz 360-le off (33)…

Alexandre Aguilera – Flûtes traversières, compositions

Originaire de la ville d’Orthez dans les Pyrénées-Atlantiques, Alexandre Aguilera fait partie de cette nouvelle génération de musiciens de jazz issus de la classe de Julien Dubois au conservatoire de Bordeaux. Durant les sept années passées là-bas, il développe à la flûte traversière et au saxophone un langage musical centré autour de l’expressivité d’un Cannonball Adderley, de la sophistication d’un Lee Konitz ou du lyrisme d’un Kenny Wheeler.

Sa rencontre marquante avec le batteur et compositeur américain John Hollenbeck en 2016 le pousse à élargir ses connaissances musicales, au-delà de l’esthétique jazz. Il étudie ainsi pendant deux ans la flûte traversière classique avec Jutta Pulcini et Julien Beaudiment, et poursuit désormais son parcours au conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Il s’intéresse aussi bien à la musique d’Inde du nord avec le flûtiste Henri Tournier, qu’au soundpainting et à l’improvisation générative avec Vincent Lê Quang.

Très attaché à l’importance du son classique de la flûte traversière en jazz, il se voit décerner en janvier 2018 le prix Coup de coeur du jury pour sa prestation avec Robin & the Woods lors du tremplin Action Jazz. Ce quintet bordelais, ayant remporté le Grand prix Action Jazz Nouvelle-Aquitaine 2018 et le prix Fip Radio 2018, lui a permis de se produire pendant trois jours à Shanghai en juin 2019, et se prépare à collaborer avec l’orchestre symphonique de Bruges, en Gironde.

On a également pu l’entendre dans l’ensemble de musiques brésiliennes Choroda ou l’orchestre Les Cariocas d’Aquitao, rendant hommage à la musique d’A.C. Jobim. Il s’est produit sur de très nombreuses scènes: le Rocher de Palmer, les festivals de jazz de Saint-Emilion, d’Andernos, de Monségur…